[Histoire] Journal de Seiko Lohikaarme

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[Histoire] Journal de Seiko Lohikaarme

Message par Seiko le Mar 30 Jan - 5:06

Je ne suis pas mariée. C’est peut-être un sujet assez étrange pour démarrer ce journal, après-tout, dans ma situation actuelle c'est assez trivial comme sujet. Pourtant il n’y a pas si longtemps, c'était pour moi un sujet très important.
Beretha-chan me regarderait surement comme si j’étais descendue de la lune. Mais il y a tout juste 3 ans, je rêvais encore de faire un mariage honorable pour la gloire de ma famille et de mon nom.

Ma mère a toujours repoussé mes prétendants sans jamais ne serait-ce que considérer les efforts entrepris par Kushi kami sama pour les trouver. Il faut dire que son mariage arrangé ne s'était pas bien passé.

Nomiah Lohikaarme était la fille du chef de famille, Hyrun kami sama, qui avait redonné honneur et prestige au nom de Lohikaarme. Nomiah était une femme d’une beauté inhabituelle, car le sang Xaela de nos ancêtres coulait en elle plus fort que de coutume pour les femmes de la famille. Ses yeux étaient sombres, son regard intense et elle était attachée à sa liberté. C'était également une magicienne douée dans les arts noirs.

Elle fut promise au seigneur Konda de la famille Tenran. La famille Tenran était une petite famille de guerriers, semblable dans sa situation à la nôtre. Ils pratiquaient un style de combat au sabre appelé le Tenken, l’épée céleste, qui était réputée mortellement précise. Leur symbole était une fleur blanche, le Sagiso, l’orchidée aigrette.

Je n’ai jamais vu un Tenran à l’oeuvre, mais Gyosei-san me décrivait leurs guerriers comme aussi patient qu’un Lohikaarme était impétueux, et aussi précis qu’un Lohikaarme était fort. Et que contrairement à notre famille dont le sang devait parfois être tempéré par les préceptes du Bushido, c’est dans ces même préceptes que ma famille paternelle trouvait la force d’agir, eux qui étaient des plus contemplatifs. Et que s’ils donnaient parfois l’impression d’être indécis, ils étaient surtout de très bons négociateurs. L’alliance de nos deux familles devait combler leurs faiblesses mutuelles.

Ma mère ne m’a jamais parlé de mon père, alors c’est Gyosei-san qui m’a raconté que le jeune Konda avait pris le temps de longuement courtiser Nomiah, quoique le mariage fût arrangé. Et qu’au fil du temps ils s’étaient trouvé des points communs, et même un amour sincère, car les deux souffraient de la rigidité de nos coutumes. Ma mère trouvait un mari qui la laissait vivre plus librement que de coutume chez nous, mon père une femme forte avec qui il pouvait partager ses rêves. Je n’ai jamais su de quels rêves il s’agissait.

Je suis née 3 ans après leur mariage. Deux ans après que Garlemald aie pris Doma. Et j’avais moins d’un ans quand la famille Tenran a éclaté.

Mon père, devenu chef de famille, avait bien sûr participé au combat. Mais avait refusé de travailler avec la résistance qui commençait à se former. Pire que ça, il pensait, et l’avait clairement expliqué à ses confrères samouraï, que l’avenir était dans la collaboration avec l’empire. Je n’ai pas de détail sur les raisons de cette pensée, et j’ai été élevée par la famille Lohikaarme alors je ne suis sûrement pas objective. Toujours est-il que les chefs de la rébellion débutante ont voulu s’assurer de son silence. Par respect pour ses ancêtres, ils lui offrir de faire seppuku, et de laver l’honneur de son clan.
Je suis persuadée qu’un acte précis a déclenché le tout, mais je ne sais pas lequel. Toujours est-il que mon père a publiquement refusé le seppuku et renié les traditions samouraï et les préceptes du Bushido. Et qu’il esquiva simplement les duels pour aller on ne sait trop ou, il n’a jamais interféré avec la rébellion à ma connaissance. J’avais 1 an à l’époque, et je ne le revis qu’une seule fois, 15 ans plus tard.

Nomiah reprit le nom de Lohikaarme, et nombre des samurai de mon père firent seppuku pour laver leur honneur. Le déshonneur était tel que même les femmes firent Jigai, les enfants furent adoptés par familles de plus basses castes je pense. La famille Tenran n’était plus, et le seul survivant fut un bushi âgé qui était en charge de la protection de ma mère, il s’appelait Gyosei-san et il fut le dernier maître du Tenken, il n'enseignera jamais son art à personne quoique de nombreux jeunes gens le lui demandèrent.

Ma mère appréciait le vieux guerrier, et ma famille le respectait car il était le dernier d’une lignée honorable, il avait combattu avec Hyrun et son âge avancé ne l'avait pas rendu moins mortel. De plus, il fut le premier à défier son neveu Konda, et fut le seul auquel le seppuku fut refusé. Moi j’adorais Gyosei Ojisama, qui était de fait mon grand-oncle, il vécut près de nous dans le silence, en tant que forgeron et artisan. Il a fabriqué la plupart de mes poupées d’enfant, et il fut le seul à jamais me parler de mon père quand je lui demandais.

J’ai été élevée par la famille Lohikaarme. Comme toutes les femmes de la noblesse domienne j’appris la courtoisie, l'étiquette, les arts de l’Ikebana et du Cha-Do. J’appris à marcher de la bonne manière, à manger de la bonne manière, à sourire de la bonne manière, à danser, chanter, et donner les ordres aux domestiques. À soutenir mon époux discrètement, en bref, j’appris à être l’épouse parfaite.

Comme toutes les femmes Lohikaarme, j’appris à me défendre à mains nues, à manier le tanto et les bases du katana. J’appris à toujours redouter une attaque et à voir les détails en regardant l’ensemble. J’appris que c’est l’honneur qui dicte notre conduite, et que le bushido s’applique à toute vie et toutes situations. J’appris qu’une opinion s’exprime de front et que les murmures et gémissements des courtisans sont aussi traitres que le vent. J’appris à être Lohikaarme.

Un jour ma mère me dit :

Nous sommes tel le volcan. Notre sang est fort et brûle dans nos veines comme le magma, mais notre honneur le contient et le protège aussi surement que la montagne. Gare cependant à qui provoquera l'éruption, car notre colère embrasera le ciel et notre force fera trembler la terre.

Enfin, j’étais Lohikaarme avant d'être domienne, et fille de mes parents avant d'être Lohikaarme. J’ai toujours été plus douce et paisible que les miens. Gyosei Ojisan disait que je le tenais du sang de Konda. Je n’ai jamais excellé aux armes, pas par manque de talent mais pas manque de conviction. Et ce fut pareil avec la magie familiale qui, plus encore que les armes, demande un esprit dur et la volonté de nuire, ce dont j’étais à l’époque totalement dépourvue. Nomiah trouva cependant une manière de me rendre utile.

Garlemald interdisait que nous pratiquions notre religion et nos rites, alors je fus confiée à Himawari sensei. Une femme à peine plus jeune que ma mère, qui avait été formée comme Gyoja, chamane. Elle connaissait les secrets des kamis et des esprits, la magie émanant des royaumes célestes, les légendes qui fondèrent notre culture. Evidement, j’apprenais en secret, mais que j’aimais ça, maintenant encore quand je regarde la lune j’entends mon sensei me raconter l’histoire de Kaguya Ootsutsuki-hime.

Ma vie suivit son cours tranquille, j’apprenais, je jouais. L’empire ne nous oppressait pas si férocement, nous n’étions pas libres, mais la vie suivait son cours. Jusqu’à mes seize ans.
Les jours de mon anniversaire, ma mère reçut une lettre. Mon père voulait me voir, 15 ans s'était écoulé mais la haine de ma mère prit feu comme une botte de paille. J’ai lutté pour que Kushi-sama accepte, tellement qu’on finit enfin par me raconter l’histoire que j’ai racontée plus haut. Je fus atterrée, je savais bien sûr que mon père eût fauté. Mais je m’imaginais naïvement une histoire banale d’adultère ou autre, et pourtant je réussis à convaincre mes proches de me laisser le rencontrer.

La rencontre eut lieu un samedi, dans un endroit privé et désert. J’étais seule, mais ma mère, mon oncle et mes cousins étaient présents, cachés. Gyosei-san était là. Que j’étais fébrile, je savais à quel point son déshonneur était immense, combien de vies cela avait coûté, combien mon grand-oncle et ma mère adorée souffraient de cette trahison. Je voulais le haïr comme les autres et pourtant quand je le vis, je me souvins.

Ce n’était pas un vrai souvenir, juste la sensation de chaleur qu’on ressent quand quelqu’un qui vous aime vous étreint. J’ai failli pleurer en voyant cet homme usé, au kimono délavé et à l’air si triste. Je m’imaginais mon père comme un idéaliste, fier de ses choix et indifférent de l’abandon de sa famille, mais non. Devant moi se tenait un homme brisé, la seule lueur de vie dans ses yeux s’étant allumée a mon apparition. Je savais qu’a ce moment précis j’étais l’entier de son monde et je me suis dégoûtée de ce que j’allais faire.

J’ai attendu, il a parlé. Je ne sais plus vraiment ce qu’il disait car je me concentrais sur ce que je devais faire. C'était la condition à laquelle je devais me soumettre pour le rencontrer. Il a terminé de parler, alors j’ai fait un pas, et je lui ai tendu le paquet.

Un tanto au manche de bois sans tsuba, enveloppé dans un linge de coton blanc immaculé. Je n’ai rien dit, et n'ai montré aucune émotion. Ce fut le plus terrible masque que j’ai dû porter, je voulais crier, hurler, pleurer. Me jeter dans ses bras, je voulais le connaître, savoir pourquoi. Ce qu’il avait fait depuis, je voulais un père, même si c’était lui.

Mais je suis domienne, et avant d'être domienne, je suis Lohikaarme. J’attendis qu’il soit reparti, le visage brisé et le coeur en miettes. J’attendis d'être seule pour pleurer. Je pleure à chaque fois que je me souviens de ce moment, même maintenant.

Ma vie reprit son cours tranquille, pour quelques années.


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Re: [Histoire] Journal de Seiko Lohikaarme

Message par Seiko le Sam 17 Mar - 20:41

Mon dessert préféré c’est le mochi, c’est le seul plat que ma mère cuisinait elle-même. La pâte à mochi se pétri à la mains, c’est une opération longue et fatigante qui lui plaisait. Dès que j’ai été assez grande, je l’ai aidée à préparer la pâte à mochi pour le nouvel an.

Ma boisson préférée est le thé, genmaicha principalement. A Doma il s’agissait d’un thé peu cher, coupé au riz, principalement bu par le peuple, et par Gyosei-Ojisan a l’époque. En réalité, j’ai appris le Cha do comme toutes les jeunes femmes domiennes. Le Cha do se pratique avec du matcha. Mais c’est Gyosei-Ojisan qui m’a enseigné l’art d’infuser le thé.

“Le thé est comme l’acier, il faut le sélectionner avec soins, et chaque variété demande un traitement et une préparation spécifique. Le thé représente la recherche du parfait, dans chaque acte de la vie.”

Beretha-chan ou Eol-san dirait surement que je prend trop à coeur les paroles d’un vieux guerriers. Peut-être, mais j’applique avec précision cette philosophie a chaque geste de chaque jours. Elle ne concerne pas que le thé, et n’est pas l'apanage de mon grand-oncle, c’est un art de vivre qui nous représente, nous, les samouraï. Peut-être même les domiens en général, car j’ai constaté cette même idéologie chez Hanabi-san et sa famille.

Hanabi-san était ma servante, et elle me sert de lien pour parler de mon plat préféré, qui n’est ni le sushi, ni le chirashi ni aucun des plats complexes que je prépare souvent. Ce que j’aime manger le plus, ce sont les Nikuman, les brioches à la viandes cuites à la vapeur. C’est Hanabi-san qui m’a appris à les préparer.

Hanabi était ma servante, maintenant elle est mon employée et mon amie. Si je fais la liste de ceux à qui je dois la vie, Hanabi san arrive en tête de liste avec Beretha-chan, bien qu’elle m'ait toute deux sauvée de différente manière. C’est Hanabi-san qui m’a trouvée, un jours ou je rentrais d’un voyage avec mon sensei. Ce jours la j’ai trouvé le manoir familial en ruine, les corps de nos assaillants et de ma famille n’avait pas encore été nettoyés.

J’ai vu mes cousins, les samourai de mon oncle gisant mort dans la cour. J’ai vu ma mère, a terre et défigurée au milieu d’un cercle de terre et d’ossements calcinés. J’aurais sûrement été découverte si Hanabi-san ne m’avait pas emmenée, sa famille n’était pas au manoir lors de l’attaque, elle m’a cachée chez sa mère. J’ai passé plusieurs semaine sans rien dire, je me souvien simplement que Gyosei-Ojisan nous a rejoint. J’appris plus tard qu’il avait lui aussi été ciblé par l’attaque, mais que le croyant trop vieux pour se défendre on ne lui avait envoyé que 2 hommes dont il avait promptement disposé.
Hanabi-san m’a traité comme une princesse. Pendant 1 mois entier, je n’ai dit un mot alors qu’elle me servait quotidiennement des Nikuman, lissait mes kimonos, me coiffait comme si rien n'avait changé en s’excusant pour la pauvreté de sa maison.

Un jours, je suis sortit de la chambre. J’appris que c'était la sienne qu’on m’avait donné, et qu’elle dormait sur le sol de la cuisine, j’ai observé cette famille qui me protégeais une journée. Le lendemains, je me suis levée comme eux, à l’aube. Je ne pouvais pas sortir, alors j’ai aidé Honoka baa-baa au ménage, puis j’ai fais les Nikuman avec Hanabi-san. J’ai passé encore plusieurs jours sans parler, et mes Nikuman étaient biscornus et étranges. Mais petit à petit j’ai commencé à guérir, un peu. Peu de temps après, il y eu la tentative ratée de rébellion, et j’ai du fuir avec eux et Gyosei Ojisan. Nous avons rejoint le groupe de Yugiri-sama. Honoka baa-baa n’est pas partie, elle est restée dans la maison où elle s’était mariée. Je ne l’ai jamais revue et j'imagine qu’elle est morte depuis. Gyosei Ojisan aussi, est mort. Lors du trajet jusqu'à Hingashi… nous avons été attaqués par des impériaux.

J’ai dit plus haut que je n’ai jamais vu de Tenran à l’oeuvre, c’est faux. J’ai vu Tenran no Gyosei sama, dernier maître du Tenken âgé de plus de 70 ans, fendre en deux une balle de fusil en plein vol. J’ai vu nos ennemis tombés sans pourtant voir les coups qui les frappaient, j’ai vu la grâce dans la violence, j’ai compris ce que les guerriers disent. Un combat n’est qu’un seul mouvement, parfait du début à la fin. Nous avons pu fuir, mais pas nos protecteurs, mon grand oncle n’était pas seul, plusieurs guerriers nous ont défendus.

Je me souviens de l’un deux, je ne l’ai vu que de dos, et j’ai encore une fois ressenti cette chaleur, celle que l'on ressent lors de l’étreinte d’un être aimé. Il ressemblait un peu a mon grand oncle. Je me suis posée la question plusieurs fois…

Enfin nous sommes partis en bateau. J’était encore et toujours protégée par Hanabi-san et son frère, Akio. Lui nous protégeait, il savait plus ou moins manier un katana. Hanabi-san continuait à me donner le meilleur des repas et le lit le plus confortable. Nous sommes arrivé au Mor’Dhona, Akio-kun n’a pas survécu au voyage. Il ne restait plus qu’ Hanabi-san et moi. Elle s’est installée avec les autres, j’ai décidé de la laisser. Je ne supportait plus cette impression d’être un fardeau. Je n’ai jamais eu honte d'être servie quand tout allait bien, mais une fois en exile je me suis mise à avoir honte. Et si aujourd’hui j’ai à nouveau des domestiques, j’ai pour eux un respect que je ne leur portaient pas a l’époque. J’ai rejoint l’équipe du chef Lyngsath, mais pas en cuisine seulement à la plonge. J’ai finis par pouvoir assister les cuisiniers.

J’ai fais plusieurs rencontre a cette époque, j’ai retrouvé mon cousin, et sa soeur. Arkael est un homme ombrageux, sérieux et honorable. On ne l'imagine pas faire dans les gestes d’affection et pourtant lorsqu’il m’a retrouvée, il m’a serrée dans ses bras assez fort pour que j’aie l’impression d'étouffer. Ca m’a surprise sur le coup, mais c’est un souvenir agréable. Peu de temps après, sa soeur nous a rejoint, Lithia est une jeune femme douce. Fille du chef de famille, elle n’avait pas la même liberté que moi pour exprimer sa nature, elle aussi m’a serré dans ses bras.

C’est quelque chose que nous ne faison jamais, a Doma. Maintenant je me dis que j’aurais dû serrer ma mère dans mes bras plus souvent, et mes cousins, et mon oncle Kushi… même si il aurait sûrement été surpris, je me demande si ca l’aurais décontenancé.

Il faut que je pense à le faire a Seiton, je ne l’ai jamais étreint me semble-il.

Lithia a disparu depuis, avec Zainon. Un de nos attaquant, mais qui a changé de camps et sauvé Lithia. Avec le temps ils sont devenus amis, complices, amants surement… je n’ai pas demandé. Amoureux c’est certains. Ils voulaient se marier., je crois qu’Arkael leur avait donné sa bénédiction.

J’ai également rencontré Beretha-chan.
Grâce à Hanabi-san j’ai survécu, grâce à Beretha-chan j’ai repris vie.

C’est une personne étrange, Beretha-chan. Elle est grande, extravertie, curieuse, culottée et forte. Elle a la volonté qui lui permet d’aller de l’avant et de construire sa vie elle même et en même temps elle me donne parfois l’impression d’être une enfant, qui s'émerveille de tout et qui souffre quand elle voit le mal. Elle est tête de mule parfois, mais c’est à ses côté que j’ai commencé à m’affirmer et à vouloir des choses. C’est a son contacte que j’ai pris confiance en mes capacités et l’enseignement de Himawari-sensei.

Grâce à elle j’ai rencontré des gens particuliers, mais que j'apprécie comme Sakopi-Jiijii.

Sakopi-Ojiisama est vieux, grincheux, grossier et tranché sur ses avis et opinions. Mais il est aussi gentil a sa manière, et sage si on écoute avec assez d’attention ce qu’il dit. Je le considère un peu comme un grand papa, il est Sakopi-Jiijii. Ce qui est un peu méchant car il a plus l'âge d’être mon père ou mon oncle.

C’est grâce à Beretha-chan que j’ai pu me construire, et c’est grâce à sa compagnie que j’ai pu revenir en Othard. Ou j’ai retrouvé beaucoup de chose. C’est a mon retour a Othard que j’ai terminé de porter le deuil, je n’avais jamais porté que du noir et du blanc entre ma découverte du manoir et ce moment précis où j’ai posé le pieds sur le quai de Kugane.

A Kugane, j’ai retrouvé Seiton, le cousin le plus étrange qu’il y a dans la famille, mais mon préféré. Nous partagions une position difficile, la sienne plus que la mienne cela dit.

Seiton-san aime le Kabuki et il est très expressif contrairement au reste de notre famille. C’est un grand guerrier et quelqu’un d’honorable et de fier. C’est également quelqu’un d’aimant et de bon. Son seul défaut à mes yeux c’est qu’il ne voit pas ses qualités et s’amoindrit lui-même en permanence, ce qui m’agace prodigieusement… mais le brusquer ne marcherait pas, il faudra du temps pour que le cerisier Seiton ne fleurisse. Mais avec un peu de chance Oniyuri-san raccourcira considérablement l’attente.

Il faut absolument que je le prenne dans mes bras.

Seiko

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Re: [Histoire] Journal de Seiko Lohikaarme

Message par Seiko le Sam 17 Mar - 20:45

Akio

Akio était le frère d’Hanabi, que j’écris sans particule cette fois-ci car je parle de mon amie et de ma sauveuse.

Je dis toujours que mon époux devra répondre à une liste de critère, pour en citer quelque uns, il devra être :

Raen, riche, beau, noble, fort, éduqué, pieux, samouraï. Respectueux des gens y compris de ses inférieurs, gentil mais intransigeants sur ses principes. Doux, aimant… dévoué et volontaire lors des rapports intimes (ca je ne le dis pas a haute voix). bref, tout une liste qui m'empêchera a coup sûr de me marier.

La vérité c’est que je ne veux pas me marier, je dis souvent que c’est par peur de perdre ma liberté nouvellement acquise, mais ce n’est pas vrais. Je ne laisserais personne me la prendre, et aucun de mes cousins ne m’y forcerait. Et je sais que Beretha-chan ne le laisserait pas arriver non plus.

La vérité c’est que je ne veux pas me marier a cause d’Akio.

Akio était n’était ni samourai, ni riche, ni très éduqué. Mais il était fort, courageux et noble. Et surtout doux et aimant. J’étais amoureuse de lui, il est passé par dessus bord pendant la traversée en bateau, nous n’avons pas pu le repêcher et le capitaine a refusé de faire demi-tour.

Nous voulions nous marier, en fait. Une fois arrivés en sécurité, nous devions nous marier, fonder une famille. Ca aurait été au Mor Dhona je pense, même si il ne l’a jamais vu. C’est pour ça que je ne suis pas restée là bas d’ailleurs, je ne supportais plus d'être un fardeau, et je ne supportait pas de voir ce refuge sans qu’il y soit.

Je ne pourrais pas me marier tant que je ressentirais la chaleur et la peine en prononçant son nom.

Seiko

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Re: [Histoire] Journal de Seiko Lohikaarme

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